Iccha Shakti

“You are what your deepest, driving desire is. As your desire is, so is your will. As your will is, so is your deed. As your deed is, so is your destiny.” – Brihadaranyaka Upanishad

I have never considered myself an entrepreneur or a businesswoman. In fact, I dislike administrative work of any kind and thankfully can delegate most of it to my loyal husband Philippe. Although, as they say, the way in which you view yourself might not necessarily be the way in which others view you. Their viewpoint landed me an invitation as a guest speaker to an executive management program at one of the most reputable international business schools around.

Even after 2 decades of faithful practice, I found myself resembling a deer caught in headlights. Paralyzed with self-doubt, I suddenly forgot all the invaluable tools that yoga had taught me, i.e. just breathing and how to navigate through the ebbs and flows of life. What could I possibly impart to a group of intelligent entrepreneurs that had been out in the field for 5-10 years.

As with any situation, taking a step back to get a better perspective gives way to space and insight. From a softened space, I came to realize that I could offer one important piece to the puzzle of success, something that was unavailable in any conventional class setting or in any textbook. I could impart my experience, my personal experience that was fueled by my deepest driving desire.

Iccha ShaktiWe have all witnessed the power of desire and its unique ability to move mountains, transform the mundane into the sublime and turn a dream into a golden reality. This spark of desire is what is referred to in Tantric philosophy as Iccha shakti, the force of desire, Divine force, the initial living throb of desire, the initiation of purpose, or will power. Iccha shakti naturally unfolds when we are settled in our own seat, the seat of the heart, the seat of the soul and when we invite both components to become an expression of who we are. As spiders weave a web of perfection, we too weave our own intricate path of truth when we are connected to the Divine force of life within.

The spark of iccha shakti is what inspired me at 7 to transform my deepest driving desire at that time which was to share my discovery, the best tasting lemon aid on the planet (credit goes to Minute Maid). It was sweet, yet with a bite like life itself. With pigtails, a few missing teeth and a will larger than my fear, I set up a small card table on the sandy shores of Mission Beach, California. Five cents a plastic cup would get you the best lemon aid in the world and without any doubt, it was worth every penny! This was the beginning of my journey, the journey of the will of the heart.

According to Deepak Chopra, success is a journey, and it includes much more than material wealth, which is only one component that makes this journey enjoyable. He continues by saying that success is – good health, energy, enthusiasm for life, fulfilling relationships, creative freedom, emotional and psychological stability, a sense of well-being, and peace of mind.

So now, more than ever as 2010 reaches an end, follow your heart’s intent. Why wait for things to be better or different, make the changes you want now with your next in breath. No need to deprive your heart and soul of expression. Do what you are made to do. Be an alchemist. Transform your intent, your will into your golden reality.

Uncover your true desires through meditation and self- reflection. Once it reveals itself formulate it in an affirmative manner and make it your mantra. Repeat it often, feel and see it as your truth. Make it louder and stronger than any self-doubt. Embody it and be thankful for the inherent power you have to be a dream weaver.

We are desire. It is the essence of the human soul, the secret of our existence. Absolutely nothing of human greatness is ever accomplished without it. Not a symphony has been written, a mountain climbed, an injustice fought, or a love sustained apart from desire. Desire fuels our search for the life we prize. Our desire, if we will listen to it, will save us from committing soul-suicide, the sacrifice of our hearts on the altar of “getting by.” The same old thing is not enough. It never will be.

JOHN ELDREDGE, Desire

 

Un noble chemin

Sutra I.1 Atha Yoganushasanam

Maintenant, “Maintenant, le Yoga va nous être enseigné, dans la continuité d’une transmission ininterrompue.”

Maintenant, quand un élève sincère aborde un enseignant illuminé, avec la bonne attitude (libre d’idées préconçues et, de préjugés, plein de foi et de réceptivité) et avec le juste esprit d’enquête, au bon moment et à la bonne place, la communication de Yoga prend place – Venkatesananda

Le Yoga ne s’apprend pas seul, mais avec un maître, lui- même instruit par son propre maître, selon une chaîne initiatique qui se perd dans la nuit des temps. L’enseignement est transmis d’homme à homme, dans un souci de vérité, d’exactitude et de fidélité à la “tradition” qu’il représente, ce qui est la seule garantie de l’efficacité de la pratique à venir du chercheur (sadhaka). Il est capital de bien choisir son maître.(On est autorisé à le quitter si les résultats attendus ne sont pas obtenus de façon manifeste.

Un noble cheminEmprunter le chemin de l’étude et de l’enseignement de la tradition de Yoga est une grande et noble décision qui nécessite, avant tout, une réflexion sérieuse et beaucoup de courage. Il doit y avoir une profonde envie de comprendre notre nature, ainsi que de guider les autres, avec humilité et compassion, vers la cultivation de leurs plus grands potentiels.

Enseigner le Yoga est l’art du service. Avec l’ego mis à côté et une présence parfaite, l’enseignement se fait dans l’amour et le partage. C’est une affaire de cœur, de relation. L’esprit de Yoga et sa tradition sont imprimés dans une seule vérité. “Nous sommes tous fait de la même fibre, interconnectés jusqu’au bout de nos cellules indépendamment de notre âge, race, apparence, croyance et sexe. La pratique et la transmission du Yoga sont le respect et la pratique de cette seule vérité.

Sutra II.31 Jati-desha-kala-samaya-anavacchinnah sarva-bhauma maha-vratam

L’enseignement de Yoga constitue une règle universelle qui ne dépend ni du mode d’existence, ni du lieu, ni de l’époque, ni des circonstances – Françoise Mazet

Peu de professions sur terre touchent autant de domaines à la fois et à la capacité d’influencer directement ceux qui reçoivent. Il s’agit du physique, de l’émotionnel, du physiologique, du psychologique, de l’énergétique et du spirituel et donc “le Yoga doit influencer tous les domaines de la vie. Sinon, ce n’est pas du Yoga’’ (Yogarupa de PARA YOGA®). Hélas, en tant qu’enseignant, vous avez la grande responsabilité de guider les élèves avec passion, authenticité, sagesse et patience “vers une vie moins peureuse mais plus joyeuse’’ (Yogarupa de PARA YOGA®) tout en respectant les règles universelles.

Sutra II.36 Satya-pratishthayam kriya-phala-ashrayatvam.

Quand on est établi dans un état de vérité, l’action porte des fruits appropriésFrançoise Mazet

En tant qu’enseignant, vous donnerez de tout ce que vous avez en vous, mais vous recevrez en retour l’abondance, la sagesse et l’ouverture de votre propre coeur. Ne sous-estimez pas ce que les élèves peuvent VOUS apporter. Grâce à eux, vous grandissez ensemble.

Le Bouddha disait

“On peut allumer des milliers de bougies avec une seule bougie sans que la vie de cette bougie s’en trouve abrégée. On ne réduit pas le bonheur en le partageant.

C’est le début d’un chemin parfois cabossé, parfois plat et lisse, parfois raide, mais toujours continu. Que le voyage commence… ici, aujourd’hui, avec ce que vous avez et où vous êtes…

 

Explorez la puissance du yoga

La puissance du yogaIl n’est même pas 6h00 du mat et je me trouve assise sur un “sticky mat” (un tapis anti-dérapage) dans mon premier cours de yoga. Pourquoi ? D’une part à cause de la fatigue et de l’ennui de retourner suivre mon cours d’aérobic habituel, d’autre part à cause d’une curiosité refoulée et peut-être c’est le hasard aussi (s’il existe).

Malgré une lumière tamisée, je scanne la pièce: une vingtaine de femmes et d’hommes de tout âge, de toute corpulence et de tout style en train de “se stretcher” dans un silence absolu. Bizarrement, ils “pratiquent” sans motivation de l’extérieur, sans professeur.

Quant à moi, j’ai des attentes, bien entendu. Un cours de relaxation et un peu de stretching avec la musique douce. Sûrement, il y a aussi un ennui bien prononcé. Je connais cet ennui que j’éprouve dans beaucoup de situations de ma vie. Ma solution? Je comble l’ennui en laissant mon esprit vagabonder dans les scénarios élaborés et imaginés tout en laissant mon corps suivre les mouvements machinalement. Il n’y a pas de raison pour que ce cours soit une exception.

La pratique guidée commence. On démarre avec une respiration comparable à celle de Dark Vador dans la “Guerre des Etoiles”, en passant par les mouvements rapides et enchaînés, sans répit. Je tente de suivre en me concentrant sur les élèves. Je perds mon équilibre et mon calme. Quatre-vingt-dix minutes d’intensité, de frustration, de déséquilibre, de transpiration, de manque de concentration, de comparaison et d’inconfort.

À présent, couchée sur mon tapis en savasana (position du cadavre) je constate que quelque chose me touche profondément. Il y a des petites fenêtres de calme, de bien-être. Est-ce que c’est l’intensité du regard des élèves, leur concentration pendant ces 90 minutes? Ou peut-être la synchronisation indéniable de leurs corps et leur souffle? Ou peut-être leur souplesse et incroyable maîtrise des mouvements? Oui, c’est tout ça et beaucoup plus. Une connexion, une présence parfaite, comme si tout était en harmonie et qu’il n’y a pas de place à laisser pour se glisser entre cet enchaînement écoulé.

Dans aucun autre sport ni activité physique j’ai pu témoigner d’une telle maîtrise, une telle force, une telle concentration, une telle intégrité et un tel calme. Je viens de vivre ma première expérience de Power yoga. Je suis captivée.

Pour moi, cette expérience inouïe est le commencement d’un long voyage, parfois pénible, parfois joyeux mais toujours transformatif. Je sais que ma vie ne sera plus jamais la même!

Une journée d’une Yogini

Journée d'une yoginiIl est 6h00. Le soleil ne pointe pas encore à l’horizon. J’allume une bougie afin de mieux éclairer la pièce et je déroule mon tapis. Epuisée et tendue après une nuit écourtée à cause de mon enfant grippé, je pose mes pieds fermement sur le tapis et je prends contact avec mon souffle. Je sens mes orteils qui se détendent avec chaque expiration et le poids de mon corps qui se relie davantage à la terre. Et là, à ce moment, alors que le monde dort encore, mon corps se réveille tout en douceur en s’exprimant à travers un enchaînement de postures. C’est comme si mon corps prenait le relais des pensées et se laissait vagabonder dans une expression intuitive qui se transforme en méditation en mouvance. Rien à prouver, rien à faire, nulle part où aller… juste savourer ce rituel matinal.

Avec la fluidité de ma respiration, je me connecte de plus en plus à la sensation profonde de retourner chez moi. Tout est facile, tout est lucide. Je me sens connectée à moi-même et à l’énergie puissante de la terre et de l’univers. Mes quelques kilos en trop et mes impôts qui m’attendent ne me semblent guère importants. Non, je me sens intègre, légère et en dialogue avec moi-même.

Mon corps s’assouplit de plus en plus et les asanas deviennent de plus en plus faciles. La notion du temps perd tout son sens et s’étend vers l’infini. J’ai l’impression que les quatre coins de mon tapis reflètent comme un miroir mon état général, mes faiblesses, me peurs et mes limites. Ouf !

Vrischikasana, la posture du scorpion. Je la tente en réduisant mon champ de vision, mais je me laisse être déroutée par ma réflexion dans la fenêtre, “Oh, que j’ai l’air terne et fatiguée !’’ Evidemment, je perds mon équilibre et je tombe en arrière sur les fesses. Je reprends. Je focalise attentivement sur ma respiration lente et régulière qui ressemble au vent à travers les sapins. Je me recentre sur moi-même.

Assise en sukhasana, la posture dite facile, je tente d’allonger mon dos et j’oriente mon attention sur le va et vient du souffle. Dur, dur ce matin. Je repense aux paiements, aux vacances et à la poussière qui s’accumule sur les étagères des placards. Je permets à mes pensées de défiler et j’observe leur qualité et surtout la quantité de temps que je leur accorde. Au fur et à mesure, je me laisse glisser dans l’espace entre mes pensées et ces espaces s’allongent naturellement. Rien à faire sinon qu’être tout simplement. Parfois facile, parfois pénible. Peu importe, ce rituel matinal reste un moment pour moi, pour me ressourcer, m’entendre et m’accepter.

Ma vie sans le yoga serait comme ma vie sans rire.